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Là
! : En montrant aux chiens la voie de l'animal,
les veneurs les actionnent en ces termes : "Y
va là ! Au coute !".
Là-Haut ! : Quand l'animal fuit en gravissant
des coteaux, les veneurs appuient les chiens en ces
termes : " Y va là-haut ! Perce mes beaux
! Perce ! ".
Là-Bas ! : Quand l'animal perce vers les
bas-fonds, surtout en débucher, on doit appuyer
les chiens comme il suit : "Y va là-bas
! Mes beaux ! Au coute !".
Lacets : Lacs, nuds coulants disposés
pour la capture du gibier. Ces procédés
de braconniers, de tendeurs, permettent parfois des
captures massives.
Lâcher : Mise en liberté de gibier
destiné au repeuplement.
Laie : Sanglier femelle.
Laisse : Corde ou lien en cuir utilisé
pour attacher les chiens : On tient en laisse un chien.
Laisser-aller : On dit d'un limier qui passe
sur la voie sans s'en rabattre qu'il laisse aller la
voie.
Laisser courre : Lancer une meute sur une bête
de chasse.
Laisser-suivre : Signifie donner au limier quelques
longueurs de trait, soit pour s'assurer le rembuchement
de l'animal, soit pour le lancer.
Lambeaux : Morceaux de velours qui se détachent
des bois des cervidés lorsqu'ils frayent leur
tête.
Lancer : On lance une bête de chasse lorsqu'on
la fait partir de sa reposée, de sa bauge, de
son gîte.
Laper : Le chien, le loup, le renard, ne boivent
pas, mais lapent.
Lapereau : Jeune lapin.
Larmiers : Pentes situées au-dessous des
yeux du cerf.
Lay-la ! : Pour tenir les chiens en crainte,
les veneurs leur parlent en ces termes : "Lay-là
! Chiens ! Bellement !".
Layon : Ligne droite et étroite, ouverte
dans une forêt pour séparer les coupes.
Lesses : Les bêtes noires ne fientent pas,
elles jettent des lesses.
Leurre : Appât. Terme employé surtout
en fauconnerie.
Lever : Faire partir du gibier : lever une compagnie
de perdreaux.
Levretter : Courir le lièvre avec des
lévriers (vieux terme).
Lice : Femelle du chien de chasse.
Lièvre : Gibier national le plus répandu
et le plus connu ; se chasse en plaine, en bois et en
montagne d'une façon savante et difficile car
c'est un animal rusé et rapide. Petit quadrupède
de l'ordre des rongeurs au pelage roux, il n'a pratiquement
ni vue ni odorat mais beaucoup d'ouïe, il bouquine
dès février ; sa hase fait plusieurs portées
jusqu'à l'automne. Bien que très chassé,
sa densité reste suffisante grâce aux repeuplements
pratiqués dans notre pays.
Ligner : On dit que le loup a ligné
sa louve pour dire qu'il l'a couverte.
Limier : Chien dressé pour rembucher les
animaux.
Liteau : Endroit où se couchent les loups.
Livrée : Robe que portent à leur
naissance les faons, les marcassins.
Loup : Le loup ressemble au chien de berger.
Carnassier par excellence, il s'attaque à tous
les gibiers. Son hurlement terrifiait jadis les campagnes.
Aujourd'hui, on peut le considérer comme disparu
de nos contrées, détruits par les lieutenants
de Louveterie.
Le courre du loup exigeait des hommes, des chevaux et
des chiens un maximum d'endurance et de qualité.
Jadis, un vieux loup se faisait battre deux, et même
trois jours de suite.
Loutre : Son habitat est en général
au bord des rivières et des étangs. Sa
fourrure est très estimée en toutes saisons
; on lui reproche sa voracité prodigieuse sur
les poissons.
On la chasse à courre avec des chiens spécialement
dressés : bassets ou griffons ne craignant pas
l'eau et auxquels on demande beaucoup de courage car
la loutre est un adversaire aux morsures redoutables.
Louvart : Jeune loup d'un à deux ans.
Louve : Femelle du loup.
Louveteau : Jeune loup encore sous la mère.
Louvetée : La portée d'une louve.
Louveterie : Équipage pour les chasses
au loup. L'institution de la Louveterie remonte à
l'année 1308, son organisation à 1520,
sa restauration au 20 août 1814. La charge de
Grand Louvetier a été supprimée
en 1879.
Louvetier : Originellement officier ayant reçu
des pouvoirs spéciaux pour faire et diriger les
chasses et battues de loups. Actuellement c'est st un
chasseur qui, ayant reçu commission pour chaque
arrondissement d'un département, est chargé
de la destruction des animaux malfaisants.
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