|
Le rut a lieu entre octobre et décembre.
La femelle donne naissance à un agneau, exceptionnellement
deux, au printemps, entre mars et mai.
Le mouflon est un animal sociable. En règle générale,
en dehors du rut, les mâles adultes et les femelles
adultes accompagnées des jeunes vivent séparés
au sein de groupes de taille variable suivant les saisons
et les populations.
Capable d'adapter facilement son régime alimentaire,
le mouflon présente une grande aptitude à
coloniser des milieux très divers. Il affectionne
les moyennes montagnes méridionales. Il recherche
les altitudes moyennes, les successions de collines
et de grands espaces ouverts, plus ou moins accidentés,
peu enneigés en hiver, les sols rocailleux et
bien drainés, couverts d'une végétation
herbacée ou arbustive. Il utilise les zones boisées
pour se protéger de la chaleur et des intempéries
et pour se nourrir l'hiver en zones fortement enneigées.
Cette souplesse d'adaptation a facilité la réalisation
de nombreuses introductions en Europe.
En Corse, une de ses îles d'origine, il est présent
au nord (massif du Cinto) et au sud (Bavella), à
raison de 400 et 190 individus environ (1989). Ces populations
ont donc dépassé le seuil critique d'extinction.
La chasse de l'espèce y est interdite depuis
1956.
En France continentale, la première introduction
a été réalisée en 1949 dans
le Massif du Mercantour. 65 populations sont présentes
actuellement dans 25 départements avec un effectif
total estimé à 11 317 individus en 1995
. On rencontre cette espèce dans nos régions
méridionales, des Pyrénées aux
Alpes.
Le mouflon est une espèce gibier soumise à
un plan de chasse obligatoire.
Effectif total estimé : 12 000 (1995).
Les effectifs continentaux de mouflons sont en progression
lente depuis une dizaine d'années et demeurent
inférieurs aux potentialités des habitats
méridionaux disponibles. Son avenir reste donc
prometteur, et l'intérêt qu'il suscite
auprès des utilisateurs de la nature, chasseurs,
naturalistes, promeneurs le prouve. Malgré son
statut d'animal "étranger", il a réussi
son "intégration" dans de nombreuses
régions. Il peut constituer, face à la
déprise de territoires agricoles, une source
complémentaire de revenus pour le milieu rural.
Enfin, il ne commet que peu de dégâts sur
les cultures et ne pose aucun problème aux sylviculteurs
lorsque le site d'introduction a été bien
choisi et se prête à un développement
normal des populations.
Si en Corse, la ferme poursuite des actions de protection
est la meilleure garantie de sauvegarde de l'espèce,
son développement sur le continent est désormais
à maîtriser car les populations d'ongulés
autochtones sont florissantes. L'ONCFS conseille plutôt
d'améliorer la gestion des populations existantes
et de réaliser une étude de faisabilité
avant toute implantation d'une nouvelle population.
|