|
Encore minoritaire au début
du XXème siècle, la trompe de vénerie
saffirme rapidement. Sous linfluence du
tayaut qui se généralise. Cest un
style tout à fait nouveau qui émerge.
En effet, à la différence du trille des
lèvres qui ne ralentit pas lexécution,
le tayaut allonge la durée de la note
sur laquelle on lexécute. Cest à
peine perceptible, mais suffisant pour bousculer le
rythme normal (on rattrape instinctivement le léger
retard de la note tayautée en passant plus vite
sur la note suivante, dou un déplacement
des accents naturels de la mesure).
Le tayaut demande aussi un soutien du souffle,
car il fait la transition entre deux notes. Ceci amène
à sonner chaque phrase en liant toutes les notes.
En quelques décades, lémulation
jouant (stimulée par laction des fédérations),
ces tendances samplifient et prennent force de
loi, aboutissant au style typique qui marque définitivement
la trompe du XXIème siècle : tayaut
appuyé et systématique, rythmique basée
sur une accentuation décalée, phrasé
puissant, notes liées en une seule respiration,
vibrato intense
Cest le ton de vénerie.
|